Texte de Heiner Muller | Traduction de J.Jourdheuil et H.Schwarzinger
Durée 35 minutes | 55 spectateurs | Un dispositif pouvant s’implanter dans tous lieux silencieux : salle de spectacle, mairie, chapelle…
HORACE
2006
Le dispositif
La situation
Les Villes de Rome et d’Albe sont menacées par les Étrusques. Toutes deux, affaiblies devant l’ennemi par de vieilles querelles, décident de nommer un combattant unique afin de déterminer qui des deux Villes règnera sur l’autre.... Le sort désigne Horace pour Rome et Curiace, le fiancé de la sœur d’Horace, pour Albe. Horace blesse le Curiace. Le blessé demande grâce, au nom des épousailles futures. Horace l’achève au nom de Rome. La sœur d’Horace accueille le vainqueur d’Albe par des pleurs et des reproches. Encore furieux, Horace la tue à son tour : « Voilà pour les Romaines qui prennent le deuil de l’ennemi ». Le peuple est alors divisé entre « Honorez le vainqueur» et « Exécutez l’assassin ».
Les Romains en querelle organisent un jugement…
Horace, ce mythe qui porte en lui le pouvoir de déclencher l’effroi.
Lorsque Heiner Müller écrit Horace en 1968, il cherche à faire éclater - comme on fait éclater la vérité - tous les enjeux vivants qui l’agitent et le fondent. Il s’émancipe de l’idéologie guerrière à la Tite-Live et Corneille. Il nous donne un exemple, un avis du présent, un avertissement pour l’avenir, le temps d’un souffle. Heiner Müller n’oublie pas le débordement du guerrier. Il met l’accent sur le meurtre nécessaire dans l’intérêt de la cité, et l’acte contre la cité qui est « sans nécessité ». Horace est un vainqueur et un assassin que le peuple soumet au jugement de Droits Communs. Le peuple divisé et déchiré a à juger un différend. Juge le différend. L’endroit et l’envers, l’irréductible dualité de l’homme, la division du peuple, l’inéluctable dualité du jugement, emmènent les protagonistes vers l’incontournable impureté de la vérité. L’héroïsme est ici l’acceptation et la (re)connaissance de cette impureté par la cité.
Création en 2006, premières représentations au Théâtre National de Toulouse.
Représentations en 2007 : Théâtre Municipal d’Aurillac (15) | Festival Rencontres du Court 30’30’’ le Bouscat (33), Région(s) en Scène Aquitaine – Midi-Pyrénées (31) | Le Chaînon Manquant (46) | MJC Rodez (12) | reprit au Théâtre National de Toulouse (31), en 2008 Lycée Le Caousou (31) , en 2009 : La Teste de Buch (33) | Théatre Na Loba de Pennautier, en partenariat avec les ATP de l’Aude (11) | L'Atelier à Spectacle de Vernouillet (28) | La Maison du Peuple de Millau dans le cadre de la manifestation "Le Temps des Héros" (12).
Repésentation sous sa forme nomade : en 2009 Lycée Le Caousou (31) | Festival de La Voix de Moissac (82), en 2010 : Scène Nationale d'Albi - Festival "Les Insolites" de Mars | La Fabrique - CIAM Université du Mirail (31) | Collège Paul Sabatier de Carcassonne (11) | Théâtre du Pont Neuf de Toulouse (31).
Coproduction Les 198 os et le Théâtre Municipal d’Aurillac, avec le soutien du Théâtre National de Toulouse et le mécénat de IFB SAS et de Euro Delta Conseil.
La Cie est subventionnée par la Ministère de la Culture DRAC Midi-Pyrénées, la Région Midi-Pyrénées, le Conseil Général de la Haute-Garonne et la Ville de Toulouse.
Distribution Mise en scène Virginie Baes | Actant Laurent Pérez | Scénographie Virginie Baes et Pierre Heydorff | Création sonore Tom A Reboul | Création lumière Karine Abauzit | Costume Isabelle Deffin | Peinture sol Marianne Froissard | Construction Boîte Maxime Mouynet.
Remerciements particuliers à Franziska Leonsen, Isabelle Deffin et à Antonella Gerratana pour le prêt de leurs voix.
© V.Baes




